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Le Français sait il se chauffer au bois ?

 Très peu de personnes, en France savent utiliser le bois comme combustible.

Profitez des avantages d'un bon feu de bois en appliquant ces quelques mesures simples :

Par lesquelles commenceriez-vous?

. Ne brûlez que du bois bien sec qui a été fendu et mis à sécher convenablement.

. Le bois sec prend feu rapidement, brûle mieux et dégage moins de fumée que le bois   « vert » qui contribue grandement à la formation de créosote.

. Pensez-y deux fois avant de brûler des déchets, des plastiques, des panneaux d'aggloméré, du contreplaqué et d'autres morceaux de bois peint ou traité : leur combustion libère des produits chimiques toxiques qui contribuent à l'accumulation de créosote et polluent notre environnement. Un foyer ou un poêle ne sont pas des incinérateurs…..

En utilisant votre appareil correctement, vous en accroîtrez l'efficacité et réduirez la pollution atmosphérique.

 

 
  GARE à la Créosote !!   
 

. Brûler du bois bien sec et bien fendu. Le bois vert est le principal responsable des émanations de créosote.

. Entreposer le bois dehors et le couvrir. En ne rentrant que la quantité de bois requise chaque jour, on réduit le risque de circulation de spores de moisissure allergènes dans la maison.

 … Faire de petits feux intenses. Un feu qui couve produit plus de fumée, et où il y a fumée, il y a aussi formation de créosote et de pollution de l'air.

… Ne jamais brûler de déchets ou de papier brillant. En brûlant, le plastique, l'encre de couleur des revues et les emballages produisent des produits chimiques nocifs et de la créosote.

Ne jamais brûler de bois traité ou de bois de grève de la mer. Lorsqu'on fait brûler de l'aggloméré de bois, du contreplaqué ou tout autre morceau de bois peint ou traité, il se dégage un nuage toxique de produits chimiques qui peut entraîner la formation de créosote et s'échapper dans l'air sous forme de pollution.

Retirer régulièrement les cendres du poêle ou du foyer. En les entreposant à l'extérieur dans un contenant métallique couvert, placé dans un endroit sûr et éloigné de la maison, on élimine les risques d'incendie.

 Allumer un feu avec du papier journal ou du bois d'allumage sec, et jamais avec de l'essence, du kérosène, un allume barbecue ou un chalumeau à propane. Un feu peut rapidement devenir difficile à maîtriser lorsqu'on l'allume avec un combustible autre que le bois.

Garder les portes du poêle ou du foyer encastré fermées, sauf lorsqu'on le charge ou l'alimente. Les pare-étincelles à la mode que l'on place devant un feu nu ne sont pas à l'épreuve des flammes ou des braises.

Installer dans la maison des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone et garder un extincteur d'incendie à portée de la main.

 Faire inspecter, au moins deux fois par année, la cheminée et le poêle ou le foyer par un technicien agréé ou un ramoneur.

… Remplacer, au besoin, un vieux poêle ou foyer encastrable par un modèle neuf à haut rendement qui est certifié Flamme Verte (gage de performance minimum)

 

 
 

 La combustion efficace du bois

 
 

À éviter

 
 

Le bois fraîchement coupé. Dans ce cas, une part importante de l'énergie est utilisée pour transformer l'humidité en vapeur d'eau. La combustion est alors moins efficace ce qui entraîne des émissions plus grandes de substances toxiques et une plus grande formation de créosote.

Le bois séché au four. Il brûle trop rapidement et produit ainsi des émissions plus élevées de substances organiques.

L'utilisation de papier ou de carton imprimés. En plus de brûler trop rapidement, ces produits augmentent les émissions de produits toxiques car leurs encres contiennent des substances organiques et des métaux

 
  À proscrire  
 

Utiliser les poêles à bois et les foyers l'été. En plus des problèmes d'émissions de particules et de substances toxiques, les composés organiques volatils (COV) émis par la combustion du bois peuvent alors participer à la formation d'ozone, constituant important du smog urbain. (smog : sorte de brouillard chargé de pollution)

Brûler des déchets domestiques comme des plastiques, des métaux et du bois traité ou récupéré tel le bois peint ou pressé, les panneaux de particules, le contre-plaqué, etc. car ils entraînent la formation de substances encore plus nocives comme des dioxines et des furannes ainsi que des acides corrosifs.

Charger un poêle à bois ou un foyer à plus de la moitié de son volume.

Brûler du charbon dans un poêle ou un foyer conçu uniquement pour le chauffage au bois.

Depuis Benjamin Franklin, lequel a eu l'idée d'un poêle en métal où l'on contrôlerait l'admission d'air par un registre, les poêles et foyers ont subi de nombreuses transformations autant au niveau des améliorations énergétiques qu'environnementales. Les premiers poêles à bois avaient alors un rendement énergétique peu efficace et les quantités de substances imbrûlées ainsi que les particules émises dans les cheminées étaient importantes.

Suite à la crise énergétique des années ' 70, on a vu apparaître les appareils à combustion lente dont le principe consistait à introduire dans la chambre de combustion moins d'air. Toutefois, les gaz évacués dans l'atmosphère contenaient plus de particules et plus de substances organiques imbrûlées que la combustion avec excès d'air. C'est ainsi que sont apparus les poêles modifiés avec une deuxième zone de combustion pour réduire les émissions polluantes.

 
 

La double combustion

 
 

Sont apparus dans les années 1980/90 des appareils très performants utilisant un second passage d’air souvent derrière la chambre de combustion réchauffant au passage l’air secondaire qui dès son entrée dans la partie supérieure du foyer et par son apport d’oxygène , ré enflamme les gaz imbrûlés . Ce phénomène n’est possible que sur un appareil muni de ce second passage d’air et seulement si l’utilisateur fait fonctionner son appareil de façon raisonnable.

 
 

La combustion à la française

 
 

Les Français croient savoir utiliser leur appareil à bois que ce soit poêles ou chaudières. Nos collègues européens sont toujours amusés de voir quels sont les critères de sélection du Français lorsqu’il choisit un appareil de chauffage au bois. La France possède le second massif forestier d’Europe et notre ressource s’accroît de 5% par an. Pourtant, un  Français qui choisit un appareil à bois veut :

-          pouvoir brûler de la bûche de 50 cm sans se soucier de la surface à chauffer

-          que la bûche soit la plus grosse possible et surtout qu’elle dure le plus longtemps possible

-          Nettoyer son appareil le moins souvent possible

Beaucoup de critères qui rendent impossible une combustion parfaite au bois.

Il faut charger régulièrement son foyer, suivant la saison, ouvrir le tirage de façon méthodique pour entretenir une flamme non polluante. (C’est à dire aux environ de 450°)

Un feu qui couve ou qui »goume » est un feu qui pollue. C’est un feu qui fait de la créosote, du bistre et donc qui est un facteur de risque pour l’habitat (feux de cheminées) et qui n’est pas écologique (rejets d’imbrûlés dans l’atmosphère)

La Double combustion (rendement optimum) ne peut s’effectuer que sur un foyer dont les flammes sont à plus de 600° ; En dessous de ses valeurs, la combustion n’est pas totale.

Il faut donc éviter l’achat d’un appareil surdimensionné. Ne pas dire : j’ai une maison de 100 m² donc j’achète un poêle de 10 kW. Les déperditions de la maison (100 W/m²) sont des valeurs maxima et dans des conditions de chauffe extrême. Les français ne sont pas habitués à se chauffer avec un appareil à bois toutes portes intérieures ouvertes.

Votre poêle restera un appareil d’appoint et il vaut mieux prendre en considération la surface à chauffer de la partie à vivre (salon, séjour, cuisine, hall) soit peut être 60 à 70 m² et dans ce cas la puissance de l’appareil sera de 7 kW maxi.

Un appareil surdimensionné fonctionnera toujours très en dessous de sa puissance et par conséquent encrassera sa chambre de combustion, mais surtout le conduit d’évacuation des fumées.

 
  Les émissions de CO  dans l’atmosphère seront de 366 mg/MJ avec une combustion bois bûche, 16 mg/MJ avec une combustion de pellets et 0 % de CO2 dans le cas d’une DOUBLE COMBUSTION  
 

Les émissions de CO dans l’atmosphère seront de 6000 mg/MJ et 0% de CO2 dans le cas d’une combustion d’un appareil à combustion bois non équipé de la double combustion

 
 

Les émissions de CO dans l’atmosphère seront de 50 mg/MJ pour et       52 000 mg/MJ de CO2 pour du gaz naturel et 4 500 mg/MJ avec 104 000 mg/MJ de CO2 pour du charbon.  Or nous savons aujourd’hui que le rejet de CO2 est la principale cause de l’effet de serre

 
 

Renoncer à un foyer bois double combustion dans une cheminée pour le remplacer par un foyer gaz va à l’encontre de la logique citoyenne qui voudrait que nous diminuions l’émission de gaz à effet de serre.

 
 

BRÛLER  du BOIS fait du BIEN à la NATURE si l’être humain le brûle d’une façon raisonnable et intelligente.

 
 

Stockage du bois :

 
 

Un bois de chauffage est un bois qui a perdu le maximum de son taux d’humidité, il a été coupé depuis plus de 2 ans et la dernière année il a été entreposé sur une aire de stockage couverte et ventilée.

Un bois doit être fendu. La plus grande épaisseur d’un morceau de bûche doit faire 10 cm environ. Plus le morceau de bois sera gros, plus son temps de séchage sera long. Plus un morceau de bois sera gros, plus son pouvoir calorifique s’en trouvera diminué car son taux d’humidité résiduel sera important.

Apprenons à nous chauffer correctement au bois et souvenons nous que :

 
     
 

La terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons seulement à nos enfants

 
     
     

 

 

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